Pendant plus de dix ans, l’aérodrome de Gaillac, a été géré par l’aéro-club local.
L’année dernière, la mairie, propriétaire du terrain, a dénoncé la convention qui la liait à l’association, suite à la création d’un second club (né de la scission du premier) sur la plate-forme.
Le terrain, ouvert à la circulation aérienne publique, couvre 45 hectares. Il est équipé d’une piste en herbe, de deux impressionnants hangars, de bâtiments administratifs et d’un restaurant. Le tout appartient à la mairie de Gaillac, à l’exception du fonds de commerce du restaurant qui est propriété de l’aéro-club de Gaillac-Albi. La gestion de l’établissement a été confiée à un professionnel. » Le budget annuel de fonctionnement du terrain est d’environ 8000 euros « , précise Jean-Pierre Balitrant, président de l’aéro-club. » Les charges principales sont liées aux assurances, d’une part responsabilité civile du gestionnaire, d’autre part pour les bâtiments. Elles représentent à elles seules 3200 euros. La taxe professionnelle sur la partie locative, c’est-à-dire le restaurant, est de 670 euros, la TVA sur la location du restaurant de 900 euros. Nous avons prévu l’élagage de trois ou quatre arbres pour un montant de 900 euros. A cela s’ajoute, un forfait de 1500 euros, versé au club pour les frais de secrétariat « . Les recettes sont liées à la marge réalisée sur la vente de carburant, soit environ 2500 euros et à la location des bâtiments du restaurant, soit 5600 euros.
» Le gros du travail est l’entretien de la piste « , explique Jean-Pierre Balitrant. » Il faut boucher les trous, rouler le terrain et surtout tondre une dizaine de fois dans la saison les 15 à 20 hectares en herbe. Nous avons un petit tracteur pour le faire. Il faut compter un jour et demi de travail. En général, deux à trois fois par an, des membres du club, agriculteurs, viennent avec des moyens mécaniques plus importants pour nous soulager « . Il faut également entretenir le balisage, réparer ce qui est cassé, repeindre ce qui est défraîchi. Il faut contrôler les abords et notamment les panneaux d’interdiction. » Une fois par, juste avant Pâques et notre compétition annuelle de voltige, nous bloquons un week-end pour faire, ce que nous appelons ici, les grands travaux. 40 à 50 membres sur les 150 que compte le club y participent. Beaucoup viennent avec leur matériel personnel. Le reste du temps, l’entretien est assuré par trois ou quatre membres, de préférence en semaine, pour éviter de perturber l’activité.
Lors des travaux, le terrain est réservé aux seuls avions basés, pour des raisons de sécurité. L’activité est suspendue pendant le week-end de grand nettoyage annuel. Dans tous les cas un Notam est publié « . Pour Jean-Pierre Balitrant qui a en charge le terrain depuis 2000, » la gestion d’un aérodrome comme celui de Gaillac peut se faire sans problème « . Après avoir dénoncé le contrat, la mairie a demandé un audit technique de la gestion associative, à la Direction de l’aviation civile. » Hormis deux ou trois points relatifs aux accès, l’audit s’est révélé positif « . Le maire de Gaillac doit maintenant mettre en œuvre un nouveau mode de gestion qui tienne compte de la présence sur la plate-forme de deux clubs qui ne s’entendent pas. La DAC Sud préconise de recourir à un comité de gestion.
Gil Roy. Aviasport N°604 / Mars 2005
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