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Airways College repris par Paris Flight Training

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Fabrice Morlon

Parmi six candidats à la reprise de l’école de pilotage, le tribunal de commerce d’Agen a désigné la société Paris Flight Training (PFT) comme repreneur d’Airways College, placé en liquidation judiciaire en avril 2021.

Après avoir auditionné les six candidats à la reprise d’Airways College, le tribunal de commerce d’Agen a rendu son verdict le 2 juillet 2021. La société Paris Flight Training (PFT), créée en juillet 2020, a été désignée comme repreneur de l’école de formation de pilotes. Cette société est basée dans l’Essonne et présidée par Arnaud Chaibi. Elle est dirigée par Pascal Boisson.

Selon Amélia Sommers, chargée de la communication du collectif Airways College, PFT aurait fait une offre de 2,5 millions d’euros pour la reprise de l’école et de son atelier de maintenance. Toujours d’après le collectif, PFT aurait choisi de fermer la base de Cholet et de ne reprendre qu’une quarantaine de salariés d’Airways College sur les 70 précédemment employés. PFT se séparerait également de l’équipe dirigeante précédente.

L’ambition de PFT serait également d’uniformiser une flotte disparate pour des avions plus silencieux et plus modernes.

Toujours selon la même source, côté élèves, sur les 249 précédemment en formation chez Airways College au moment de la cessation d’activité, 190 auraient signé un avenant à leur contrat de formation pour poursuivre avec PFT. Le repreneur leur aurait demandé 10.000 euros comme condition à la reprise de leur formation. Amélia Sommers précise que parmi les élèves non repris, une majorité était sur le point de terminer leur formation lors du placement en liquidation et ont préféré rejoindre d’autres écoles.

La création d’un nouvel ATO (école agréée) est en cours, sur la base du dossier d’Airways College. Le collectif précise encore que la DGAC fait tout son possible pour permettre aux élèves de reprendre leur formation à compter du mois d’octobre 2021.

 

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Fabrice Morlon

Pilote professionnel, Fabrice Morlon a rejoint la rédaction d’Aerobuzz, début 2013. Passionné d'aviation sous toutes ses formes, il a collaboré à plusieurs médias aéronautiques et publié une dizaine d'ouvrages, notamment sur l'aviation militaire.

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  • "Le repreneur leur aurait demandé 10.000 euros comme condition à la reprise de leur formation": les élèvent doivent à nouveau payer, le ton est donné !
    Quel mépris pour ces jeunes élèves dont la plupart sont endettés jusqu'au cou et qui n'ont aucune garantie de trouver un travail de pilote une fois la formation achevée ...
    Ces écoles constituent une manne financière incroyable pour tous les aigrefins qui les dirigent...

    • Je suis assez surpris de votre commentaire ? Vous parlez de mépris ? Je ne crois pas que trouver des solutions pour permettre à l’ensemble des étudiants de continuer un cursus dont le coût est loin d’être anodin puisse être appelé comme ça bien au contraire il me semble que les repreneurs sont les seuls à avoir donner la certitude de pouvoir assurer leurs formations.

    • Vous avez raison, il aurait été beaucoup mieux que ces élèves perdent tout. Former des pilotes à titre payant est une honte, tous sans exception sont des aigrefins sans scrupules profitant des élèves qui sont tous des idiots rêveurs incapables de se responsabiliser. Tout devrait être entièrement gratuit, les instructeurs bénévoles. Il n’y aurait plus que l’Enac et les impôts financeraient.
      Incroyable ce discours français… Et avant le Covid bizarrement plus personne ne critiquait les écoles de formation…

    • En formation aux EU, j'ai vu arriver un père de famille avec sa femme et ses deux gosses pour une formation Atpl pour laquelle il avait vendu la maison familiale.
      Cerise sur le gâteau: il avait commencé par 3 mois en université pour apprendre l'anglais ... Évidemment, ça attire les aigrefins . Une passion (du vol... et/ou du beau salaire) s'analyse en fonction de la situation générale et de ses responsabilités personnelles. Deux citations: De Brassens, "quand on est con, on est con" et ,comme dirait la maire de Poitiers, "Il faut arrêter de rêver". Après, le plus cher ce sont , peut-être, les regrets...

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Fabrice Morlon

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