L'association "Générations Transall" est prêt à faire revoler un C160. © Générations Transall
La DGAC vient de mettre à jour la liste des aéronefs susceptibles de bénéficier d’un certificat de navigabilité restreint d’aéronef de collection (CNRAC), une étape essentielle et cruciale pour les associations et particuliers qui voudraient en préserver certains appareils en état de vol comme c’est le cas pour « Générations Transall » ou le musée de Montélimar.
La liste des aéronefs de collection fait désormais une dizaine de pages dans le bulletin d’information de la DSAC publié le 18 janvier 2023. Une vingtaine de types d’appareils est donc venue s’ajouter à cette occasion. La dernière mise à jour de cette liste avait eu lieu en 2011 et une révision avait eu lieu en 2017.
Parmi ces nouveaux appareils éligibles, on note donc la présence du Grumman/Conair S-2FT, également surnommé Firecat, utilisé jusqu’en 2019 par la Sécurité Civile et dont on sait que deux exemplaires pourraient être amenés à reprendre l’air au titre de l’aviation de collection.
Le Transall, lui aussi retiré du service récemment, fait l’objet d’une procédure identique pour le compte de l’association Générations Transall qui dispose d’un avion prêt à être remis en vol. L’ancienne bête de somme de l’Armée de l’Air apparaît même deux fois dans la nouvelle liste, comme « Transall C160 » mais aussi sous la dénomination « Sud Aviation C-160 » !
On note aussi la mention du A-26 Invader – dont un exemplaire est en cours de restauration aux Ailes Anciennes de Corbas – et du F-86 Sabre (faut-il comprendre Canadair CL-13 Mk.6 ?), du Dornier DO 28A1, du Cessna 120 mais aussi du MS760B Paris. En ce qui concerne le Fokker A-1 Eindecker et le SPAD (S) VII (C1) on pourra dire qu’il était temps cependant le CNRAC concerne aussi les répliques.
Le CNRAC peut être attribué en fonction des dates de création ou de fin de production des appareils concernés mais aussi en raison de la place de ces aéronefs dans l’histoire et de leur carrière opérationnelle. Il offre « un cadre réglementaire adapté pour permettre de faire voler et entretenir ces aéronefs dans un objectif de conservation du patrimoine aéronautique. » L’inscription dans cette liste est donc une étape importante dans le processus de préservation.
FrM
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J 'ai été très étonné que le Transall ait pu figurer sous l'appelation "Sud-Aviation C160".
En effet le Transall, successeur du Nord-ATLAS, était comme son prédécesseur un programme de Nord-Aviation.
Compte tenu de la rivalité très vivace entre Nord-Aviation et Sud-aviation à l'époque, qui s'est terminée par la fusion dans la SNIAS en 1970, conduisant au licenciement de tous les cadres dirigeants de Nord-Aviation , dont faisait partie mon père, Jean-François Darteyre , directeur général , cette information erronée a certainement dû les faire plus que sursauter dans leurs tombes!