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Robert Galan, en tant que pilote d’essais, s’est retrouvé en première ligne de la révolution culturelle générée par la banalisation de l’électronique dans les cockpits des avions de ligne et qui s’est traduite par l’introduction du pilotage à deux et la multiplication des procédures. Les mémoires de ce pilote prennent un relief inattendu avec le drame du vol AF447, Rio-Paris…
Robert Galan a sous-titré ses mémoires d’un « j’ai tout essayé » qui pourrait paraître prétentieux si ce n’était pas la réalité. Et avec une précision comptable, il passe en revue les 180 modèles, d’hélicoptères et de planeurs dont, à une occasion ou une autre, il a été amené à prendre les commandes. Successivement pilote militaire, puis pilote d’essais et enfin pilote de ligne, il a touché à tout ou presque. Mais ce n’est pas cette énumération qui fait l’intérêt de ce livre de souvenirs.
Robert Galan n’est pas associé à un avion en particulier, comme peut l’être [André Turcat avec Concorde->http://www.aerobuzz.fr/spip.php?article1311
]. Il n’est pas non plus l’homme des exploits. Son rôle n’était pas d’aller explorer les domaines de vol à leurs limites. Lorsqu’il était au Centre d’essais en vol, il a plutôt travaillé au stade de la certification, ce qui l’a conduit régulièrement à tester des équipements et des procédures. C’était à l’époque où l’électronique a fait son entrée dans l’aéronautique, où les premiers écrans sont apparus dans les cockpits. Ce fut surtout l’introduction des commandes de vol électriques et le passage au pilotage à deux.
L’auteur raconte, en particulier, comment il a participé aux essais de certification indonésienne de l’A300FF destinée à préparer la certification française de l’A310, premier avion piloté à deux. Airbus avait choisi cette stratégie de contournement de l’obstacle pour éviter l’affrontement avec les syndicats français de pilotes de ligne. Une manière, comme l’écrit Robert Galan de tenir les syndicats à l’écart. C’est l’une des parties les plus intéressantes de ces mémoires d’un pilote d’essais. Il explique comment il travailla notamment à simuler toutes les pannes afin de s’assurer qu’elles étaient gérables d’une place ou de l’autre. C’est évidemment moins héroïque que de tenter de franchir pour la première fois le mur du son, mais le récit prend une autre résonnance au moment où le Bureau d’enquêtes et d’analyses s’apprête à publier son rapport préliminaire sur [l’accident du vol AF447->http://www.aerobuzz.fr/spip.php?article1916
].
Gil Roy
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