La solidité financière d’Airbus se trouve ainsi singulièrement confortée et renforcée. © Airbus
Avec un chiffre d’affaires 2021 en baisse d’environ 22 % par rapport au chiffre d’affaires moyen du milieu de la décennie 2010, Airbus réalise la performance de réaliser un bénéfice net après impôt supérieur de 42% qui efface les pertes liées à la crise du Covid.
Airbus réalise en 2021 son plus gros bénéfice depuis 2014 : 4,7 milliards de dollars de résultat net après impôt, comme on peut le voir sur la fig. 1. En 2021, Airbus efface complètement les pertes enregistrées durant la crise sur les exercices 2019 et 2020.
Malgré la baisse de son chiffre d’affaires, Airbus a mené une politique de maîtrise des coûts (coûts de fonctionnement, coûts de production, coûts de commercialisation) particulièrement efficace. Qu’on en juge : avec un chiffre d’affaires en 2021 en baisse d’environ 22 % par rapport au chiffre d’affaires moyen du milieu de la décennie 2010, Airbus réalise la performance de réaliser un bénéfice net après impôt supérieur de 42% !
Les frais financiers (coût de la dette, intérêts payés aux banquiers prêteurs) restent contenus, et même à un niveau historiquement bas de 379 millions de dollars, soit 0,7 % du chiffre d’affaires, alors qu’ils représentent pour Boeing 4,3% de son chiffre d’affaires, un niveau inquiétant.
Airbus conserve une capacité importante en Recherche & Développement de 3.120 millions de dollars contre 2.700 pour Boeing pour 2021.
La solidité financière d’Airbus se trouve ainsi singulièrement confortée et renforcée. Airbus possède une trésorerie importante, qui lui coûte peu. Sa « colonne vertébrale financière » est particulièrement solide avec 11 milliards de fonds propres, (Boeing n’a plus de fonds propres : ils sont même négatifs de 15 milliards de dollars), ainsi qu’un cycle d’exploitation qui contribue à cette assise.
Le cours de la bourse, sur le long terme représente toujours avec une certaine dose d’anticipation les fondamentaux de l’entreprise.
En effet, fin 2019 alors que j’écrivais mon premier article sur Boeing, on pouvait noter la décorrélation qu’il y avait entre les mauvais résultats financiers de Boeing et le cours de son action qui restait à un niveau non représentatif de cette situation, c’est-à-dire anormalement élevé. C’est qu’à l’époque, les prescripteurs véritables des cours de la bourse (banques, analystes financiers, fonds d’investissements) soutenaient Boeing. Désormais ce n’est plus le cas et à la question « Is Boeing a buy ? » (autrement dit, est-ce que ça vaut le coup d’acheter), un certain nombre d’acteurs du marché américain répondent désormais « No ».
Louis Kulicka
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Merci à l'Etat (contribuable français) d'avoir permis ces bénéfices records en temps de crise grâce aux aides et au chômage partiel. Certains n'ont pas honte. Les pauvres actionnaires doivent toujours être gagnants même en temps de crise. Et cette belle entreprise n'est pas la seule.