Jusqu'à présent, la filière aéronautique française a fait preuve d'une grande résilience, se félicite le GIFAS. © Daher
Le GIFAS (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) estime que la moitié des 60.000 emplois menacés directement par la pandémie de Covid-19 a été épargnée. Le risque de défaillance d’entreprises augmentant, la situation de l’emploi est préoccupante.
Lors de la traditionnelle séance de présentation de ses vœux à la presse, le président du GIFAS, Eric Trappier, s’est félicité que malgré l’ampleur de la crise à laquelle elles sont confrontées, les entreprises de la filière aéronautique française ont tenu le coup jusqu’à présent. Mais son inquiétude réside dans le fait que, selon lui, « le risque de défaillances est devant nous ». Si la crise dure, et elle va durer, « cela ne fait aucun doute, cela va devenir compliqué quand il faudra sortir des PGE (ndlr : Prêts Garantis par l’Etat) et qu’il faudra rembourser ».
La baisse d’activité de la filière enregistrée en 2020 est de l’ordre de 30 à 35%. Pour les PME, elle est comprise entre 30 et 60% affirme Christophe Cador, président du comité Aero-PME du GIFAS : « C’est très compliqué à gérer ». Lui aussi est convaincu que toutes les entreprises ne pourront pas y faire face. « L’effet structurant du GIFAS permet d’être toujours en vie, mais je ne suis pas optimiste ».
Le GIFAS a en effet mis en place immédiatement une « cartographie de la supply chain » afin de pouvoir identifier sans délai, les sous-traitants en difficulté parmi ses 400 adhérents, et de leur apporter un soutien.
Si la brutalité de la crise est sans précédent, la remarquable réactivité de l’Etat a permis d’éviter le pire, insiste le président du GIFAS. Les mesures de chômage partiel de longue durée mises en œuvre immédiatement ont joué le rôle d’amortisseur et permis, selon son estimation, de préserver 30.000 emplois. Les PME peuvent également bénéficier de subventions pour accélérer leur modernisation. Grâce à un fonds de 640 M€ qui pourrait monter jusqu’au milliard d’euros, abondé par les quatre grands donneurs d’ordres (Airbus, Dassault, Safran et Thales) et l’Etat, les PME et ETI ont la possibilité de renforcer leurs fonds propres.
« L’ensemble de ces mesures est exemplaire » insiste Eric Trappier. Néanmoins, compte tenu de l’ampleur de la crise et des perspectives lointaines de reprise, sur les 200.000 emplois que compte la filière aéronautique, 60.000 sont directement menacés. Le GIFAS estime que si 30.000 ont été épargnés par les diverses mesures de l’Etat, il en reste encore autant à sauver.
Pour l’heure, les entreprises qui ont eu recours à des PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi), autrement dit à des plans de licenciements, ont joué sur des non-remplacements de départs en retraite et à des incitations à des départs en retraite anticipés. « Il y a eu très peu de licenciements secs », affirme le président du GIFAS qui fait remarquer que « les entreprises disposant d’établissements à l’étranger, ont beaucoup plus licencié dans les autres pays, parce qu’elles n’ont pas bénéficié des mêmes aides qu’en France ».
Pour Eric Trappier, la filière aéronautique est « au milieu du gué ». D’où la nécessité de tenir à jour la cartographie de la supply chain afin d’être en mesure de « se préparer à reprendre le chemin des augmentations de cadence ».
Gil Roy
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