Avionics 2020 a pour ambition d’offrir plus d’intuitivité dans l’interface homme machine de l’hélicoptère. Thales annonce avoir trouvé un client de lancement. © Thales
Avionique, actionneurs, réalité augmentée… : l’équipementier français prépare les outils du pilote d’hélicoptère de demain. En attendant de faire de l’hélicoptère un drone à part entière, Thales veut transformer le pilote en « superviseur de mission ». Il a entrepris d’assembler les briques technologiques…
C’est un ensemble de savoir-faire et d’outils qui vont permettre de parvenir progressivement à cet objectif. Patiemment, Thales assemble les pièces du puzzle comme le détaille Christian Bardot, vice-président Helicopter Avionics : « La première condition est d’avoir une connectivité permanente et sûre. C’est pour cela que Thales est partenaire de la constellation Iridium Next, qui offre dans les échanges un niveau de sécurité compatible avec une utilisation sur les aéronefs. Nous sommes en outre adossés à un réseau offrant une couverture mondiale au sol pour l’envoi et le rapatriement des données ».
La deuxième étape détaillée par Christian Bardot vise à apporter de la fluidité dans la conduite de l’hélicoptère : c’est tout l’objet d’Avionics 2020 en cours de développement pour les hélicoptères et les voilures fixes et qui met l’accent sur plus d’intuitivité dans l’interface homme machine de l’hélicoptère. Avionics 2020 a trouvé son premier client de lancement, que Thales ne souhaite pas encore nommer. Avec Avionics 2020, le pilote a non seulement la possibilité d’interagir avec la phase de vol via une interface du type tablette, mais il bénéficie en outre d’une solution d’affichage « tête haute » pour améliorer sa perception de l’environnement. Le viseur « Top Eagle » se fixe sur un casque (pour les missions le requérant), tandis que la version Top Max, développée pour l’aviation d’affaires, s’utilise sans casque. Cet équipement trouve une nouvelle application à bord des hélicoptères civils ; Thales l’a présenté pour la première fois à Heli Expo 2017.
Avionics 2020 se conjugue avec une solution d’affichage « tête haute » permettant d’améliorer la perception de l’environnement. Le viseur « Top Eagle » était présenté pour la première fois à Heli Expo. © Frédéric Lert / Aerobuzz.fr
« L’hélicoptère évolue dans des environnements complexes, se pose et décolle dans des zones non préparées souligne Christian Bardot. Un des enjeux pour le pilote est de savoir où regarder pour détecter les obstacles. Avec l’affichage tête haute, on donne au pilote les moyens de se poser en toute sécurité dans des conditions de visibilité dégradées». Une expérimentation de six mois débutera en avril à bord d’un Sikorsky S-76, Thales se donnant l’objectif de faire évoluer la réglementation civile sur l’utilisation de ce genre d’équipement.
Troisième brique placée au service de l’hélicoptère, la mise au point d’un pilote automatique trois ou quatre axes très compact et léger (environ 1kg par actionneur), capable de prendre place à bord d’hélicoptères légers, en première monte comme en retrofit. Thales présentait sur son stand un prototype de pilote automatique composé d’un actionneur intégrant son propre calculateur.
Le pilote automatique proposé par Thales est composé d’un actionneur intégrant son propre calculateur. Le gain de masse et de volume qui en découle le place à portée des hélicoptères légers. © Thales
C’est le volume et la masse d’un calculateur séparé qui sont économisés. L’équipement est en outre conçu pour un contrôle de la commande de pas cyclique sans déplacement apparent. « Cela en fait un outil plus confortable et intuitif pour les pilotes qui n’ont pas à s’adapter à un déplacement automatique du manche » note Christian Bardot. La date de certification n’est pas communiquée.
« Nous disposons aujourd’hui des différentes briques qui permettront de faire, à terme, du pilote d’hélicoptère un superviseur de mission, comme sur les avions d’Airbus. Avec bien sûr cette différence majeure qu’au lieu de faire du point à point, le pilote d’hélicoptère remplit des missions complexes alors qu’il est en vol. Le fait que tous ces équipements puissent être installés sur les hélicoptères légers ouvre aussi la voie à leur dronisation ».
Frédéric Lert
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