© Guillaume Serpault / Aéroport Toulouse-Blagnac
En 2017, les compagnies aériennes prévoient obtenir des bénéfices nets de 7,69 $ par passager. C’est moins qu’en 2016 (9,13 $) et qu’en 2015 (10,08 $), mais c’est le signe que le transport aérien est entré dans une nouvelle ère sur le plan de la rentabilité. Il n’en demeure pas moins que la marge de manœuvre est étroite.
La vieille plaisanterie qui consistait à rabâcher que pour faire une petite fortune dans le transport aérien le meilleur moyen était de se lancer avec une grosse fortune appartiendrait-elle définitivement au passé ? C’est ce que pensent les patrons des compagnies réunis actuellement à Cancun, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de IATA (International Air Transport Association), l’ONU du transport aérien.
Malgré cette diminution enregistrée depuis 2015, le bénéfice anticipé cette année (7,69 $) est plus de trois fois plus élevé que le bénéfice net moyen par passager obtenu durant la période de 2001 à 2015.Pour 2017, l’Association du transport aérien international (IATA) s’attend à ce que les compagnies aériennes enregistrent des profits de 31,4 milliards $ sur des recettes de 743 milliards $.En 2017, la marge bénéficiaire moyenne s’établit à 4,2 % (en baisse par rapport à la marge de 4,9 % en 2016). Cependant, avec des gains aussi modestes, les compagnies aériennes doivent demeurer vigilantes quant aux augmentations de coûts, notamment ceux liés aux taxes, à la main-d’œuvre et aux infrastructures.
IATA note en effet que ces augmentations se sont accélérées au premier trimestre. La baisse du prix du pétrole a été le principal facteur de la diminution de 8 % des coûts unitaires en 2016, mais cet impact tire à sa fin en raison de l’influence des opérations de couverture et de la hausse des prix au comptant. Dans l’ensemble, les dépenses de l’industrie devraient s’élever à 687 milliards $, une augmentation de 44 milliards $ par rapport à 2016. Les recettes de l’industrie devraient augmenter pour atteindre 743 milliards $, soit 38 milliards $ de plus qu’en 2016.
Toutefois, le contexte est favorable. La prévision de croissance du PIB en 2017 est de 2,9 %. « Si cela s’avère, ce sera la meilleure performance économique mondiale depuis 2011 », affirme IATA qui prévoit en conséquence que la demande dans le secteur passagers devrait augmenter de 7,4 % en 2017. Le nombre total de passagers pourrait donc atteindre 4,1 milliards cette année. « Si la prévision se réalise, ce sera la croissance annuelle la plus élevée jamais enregistrée en termes de nombre absolu de passagers ». Le coefficient de remplissage des avions devrait avoisiner 80,6%.
La demande dans le secteur du fret aérien devrait augmenter de 7,5 % en 2017. C’est plus de deux fois le taux de 3,6 % enregistré en 2016, et cela représente 4,0 points de pourcentage de plus que la prévision précédente pour cette année.
Il ressort de l’analyse des résultats, que le transport aérien demeure une industrie fragile, fortement exposée aux aléas économiques et à son environnement sécuritaire. L’aviation est une cible privilégiée pour les terroristes. En rappelant cette évidence, IATA souligne la nécessité d’un « partage d’information parmi les gouvernements et avec l’industrie ». C’est selon elle, le meilleur moyen de « maintenir une longueur d’avance sur les menaces émergentes ». Trump a une autre idée en tête redoutée par les compagnies aériennes réunies à Cancun.
Gil Roy
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Les compagnies aériennes sont une sorte de monstre économique : il faut des investissements colossaux, des frais de maintenance et de fonctionnement particulièrement lourds, et elles sont à la merci de toute décision politique ... Elles sont condamnées au transport de masse pour survivre, mais elles permettent à des industries de pointe et à des personnels hautement qualifiés de se développer ...