Le plus important exploitant d’ATR42/72 en Europe a recruté 25 pilotes de ligne en 2007. Ses besoins vont croissant sur un marché de l’emploi où la demande est de plus en plus forte.
Pour les autodidactes, ceux qui n’empruntent pas les voies royales que constituent les formations de l’ENAC ou celle des Cadets Air France, l’ATR42/72 constitue souvent une opportunité de débuter dans le métier. » L’ATR est devenu la porte d’entrée « , confirme Jean-Luc Nugues, directeur général d’Airlinair. » Aujourd’hui, nous sommes devenus une école de base pour les jeunes. Nous représentons pour eux l’opportunité de voler sur avion de JAR25 « .
La compagnie régionale française qui exploite une flotte monotype de 23 appareils est le premier opérateur d’ATR42/72 en Europe. Elle emploie 200 pilotes. » Dans les premières années d’existence, il n’y avait pas de départs. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas « .
La situation à laquelle elle est confrontée n’a évidemment rien à voir avec celle qu’ont connue les transporteurs régionaux à la fin des années 80. A cette époque, une compagnie comme feu Air Littoral formait à ses frais 600 pilotes par an qu’elle voyait rejoindre des compagnies plus importantes sans trouver les arguments pour les retenir. Jean-Luc Nugues qui a vécu cette époque se refuse à faire le parallèle et à parler d’ » aspiration « .
Néanmoins, en 2007, il aura recruté 25 pilotes. A l’exception de quelques commandants de bord qui deviennent également de plus en plus rares sur le marché de l’emploi, les recrutements portent sur de jeunes pilotes (80% selon J.L Nugues) qui possèdent une qualification de type ATR et qui totalisent au moins 500 heures de vol. En dépit des critères requis, Airlinair a toutefois financé en 2007 une vingtaine de qualifications à des jeunes et des militaires en l’échange d’un engagement à rester dans la compagnie au moins deux ans (amortissement de qualification conventionnel).
» Nous sommes en mesure de recruter des jeunes parce que notre encadrement est structuré et stable. Plus de la moitié de nos cent commandants de bord sont issus de la filière Airlinair « , souligne le directeur général de la compagnie. Ce professionnel reconnu du transport aérien est un brin fataliste. » Nous sommes intégrés à une chaîne globale de recrutement qui mène à Air France. D’où la nécessité d’un recrutement permanent « . Il se console en constatant que les pilotes français manquent de mobilité. Ils ne sont pas prêts à s’expatrier. C’est, dans une certaine mesure, une chance pour une compagnie comme Airlinair, parce que dans le cas contraire, l’aspiration serait réelle. Les pays dits émergeants, à commencer par l’Inde, manque cruellement de pilotes et font des ponts en or aux professionnels occidentaux qui sont prêts à signer un contrat.
Gil Roy. Aviasport N°633 / Décembre 2007
Photos : © Gil Roy.
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