C’est la question que risque de se poser de plus en plus d’élus locaux dans les mois à venir quand ils découvriront que l’Etat compte sur eux pour prendre le relais au niveau de la gestion des plates-formes.
Combien va me coùter cet aérodrome ? La question est inévitable dans le cas des terrains qui vont faire l’objet d’un transfert de propriété à court terme. Mais elle se posera partout ailleurs. La réforme en cours qui ne touche que partie des aérodromes ne va pas manquer d’entraîner une prise de conscience générale.
Une collectivité qui devient propriétaire de plusieurs terrains pourrait logiquement décider de tout mettre à plat et de reconsidérer le problème dans son ensemble. Ses administrés ne peuvent que s’en réjouir. Les usagers des aérodromes beaucoup moins. Il est à craindre qu’au niveau départemental, des regroupements s’opèrent, entraînant inévitablement des fermetures.
Ce problème peut se poser avec acuité pour les installations des petites villes de moins de 200.000 habitants dotées d’une piste en dur et de moyens de radionavigation plus ou moins développés. Il faut savoir que de tels équipements coùtent aux collectivités qui en assument la charge, entre 200 et 400.000 euros par an, hors investissements. Cela peut facilement dépasser 500.000 euros si le terrain dispose d’un service AFIS.
Il ne faut pas non plus se faire des illusions. Lorsque la DGAC sera passée de l’autre côté de la barrière, elle ne sera plus gestionnaire, mais auditeur. Connaissant le penchant naturelle des administrations, il y a fort à parier qu’elle fasse preuve d’un zèle particulier pour faire appliquer à la lettre le règlement. Des travaux repoussés jusque-là peuvent être exigés immédiatement. L’expérience récente de terrains transférés par anticipation de l’Etat aux collectivités abondent dans ce sens. Quelques mois après son arrivée à Chambéry, le nouveau gestionnaire vient d’apprendre qu’il va devoir refaire la clôture. Coùt des travaux : 210.000 euros.
Beaucoup de terrains en herbe vivent sur le passé. La remise au niveau risque de peser très lourd. Elle est inévitable du fait de la judiciarisation de la société.
Gil Roy. Aviasport N°604 / Mars 2005
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