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Transport Aérien

EasyJet ferme sa base de Toulouse

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Gil Roy

Pour justifier sa décision de fermer sa base de Toulouse, easyJet invoque « une combinaison de facteurs, dont une reprise plus lente post-COVID et la pression inflationniste, qui impacte la capacité d’easyJet à investir davantage en France. »

La fermeture de la base easyJet de Toulouse sera effective d’ici à la fin de la saison d’hiver (mars 2025). La low cost britannique s’engage à proposer à chacun des employés toulousains impactés de poursuivre leur activité au sein d’une autre base française de la compagnie.

easyJet assure que ses deux avions actuellement basés à Toulouse seront repositionnés sur d’autres bases françaises. Elle possède actuellement sept bases en France. Mais ce ne sera pas à Roissy qui fait aussi les frais de la réorganisation. Un des avions basés à Paris-CDG sera repositionné à Orly. A noter également qu’ « un plan limité de départs volontaires pour le personnel de cabine de trois des bases françaises de la compagnie » est à l’étude.

Malgré ces annonces, la compagnie se veut rassurante en affirmant qu’elle souhaite continuer à se développer en France où elle prévoit une croissance de capacité de plus de 5 % cet hiver. Elle transporte plus de 20 millions de passagers chaque année et emploie 1.800 salariés sous contrat de droit français.

« La proposition de réorganisation de la structure d’easyJet en France avec le transfert de trois avions, fait partie intégrante de la stratégie à long terme de la compagnie pour pérenniser ses activités sur le marché français. Elle permettra à la compagnie orange de saisir les opportunités de croissance et de maintenir sa place de deuxième compagnie aérienne en France. », déclare esayJet dans un communiqué de presse.

Après l’annonce faite par Ryanair, en mai 2024, de fermer sa base à Bordeaux, la décision d’easyJet de fermer sa base toulousaine met en lumière les difficultés du marché français à retrouver ses niveaux d’avant-Covid.

Pour les aéroports français, au premier semestre 2024, la DGAC fait état d’un niveau de trafic de 97,9% par rapport au premier semestre 2019, avec de grandes disparités entre les aéroports. Si, dans le Top 10, Beauvais affiche une croissance insolente (164,5% par rapport au 1S23), et si Orly (101,4%), Nice (101,6%) et Marseille (110%) ont effacé la crise, tous les autres sont en retrait : Paris-CDG (91%), Lyon (87,2%), Toulouse (81,4%), Bâle-Mulhouse (96%), Bordeaux (89,9%) et Nantes (95,9%). En d’autres termes, les aéroports régionaux français souffrent et les low cost s’adaptent.

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Gil Roy

Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable est reconnue. Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

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  • Dans un communiqué de presse daté du 12 septembre 2024, le SNPL easyJet dénonce la « manière brutale » de l’annonce de la fermeture de la base de Toulouse.

    « Le 10 septembre dernier, lors d’un Comité Social et Économique extraordinaire convoqué dans l’urgence, la direction d’easyJet France a annoncé à l’ensemble des salariés, de manière brutale, sa décision de fermer la base opérationnelle située dans l’aéroport de Toulouse-Blagnac, impactant ainsi les 125 salariés dont 38 pilotes affectés sur cette base. »

    Le SNPL estime de la compagnie britannique a d’une certaine manière sacrifié Toulouse « en privilégiant le développement de certaines activités hors de France a mis en danger la viabilité de la base de Toulouse. En effet, la direction a sciemment décidé d’y réduire les capacités commerciales, d’y supprimer de nombreuses lignes et de n’y affecter que 2 appareils parmi les plus anciens de la flotte et offrant moins de sièges à coût d’exploitation égal, privant ainsi la base de toute possibilité de se reconstruire après la crise du Covid. »

    Le SNPL se dite « attentif » et « pleinement mobilisé ». « Si la compagnie n’a pas annoncé de licenciement côté pilotes, le SNPL souhaite néanmoins que la direction applique, sur un périmètre national, des critères équitables pour accompagner au mieux les salariés. »

  • Ainsi va la France, pays soumis par son incapacité à s'adapter, et par l'inconstance si ce n'est l'incompétence de ses dirigeants.
    Il faut relire :
    RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL COMPÉTITIVITÉ DU TRANSPORT AÉRIEN FRANÇAIS
    Présidé par M. Bruno LE ROUX.
    C'était en 2014. Qu'-t-on fait depuis ?...

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Gil Roy

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