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Si le fret aérien ne joue plus le rôle de baromètre qui fut longtemps le sien, il continue toutefois de tenir un rôle majeur dans la bonne tenue du trafic aérien. Il en illustre aussi les forts contrastes.
Après avoir longuement marqué le pas, le fret aérien reprend des couleurs : l’année dernière, il a progressé de 1,2 %, avec une nette tendance à l’accélération de son redressement au point d’afficher une hausse de 5,2 % en janvier de cette année. Ces statistiques, établies par l’IATA, constituent évidemment une bonne nouvelle pour le transport aérien, les marchandises représentant un complément de chiffre d’affaires particulièrement bienvenu. Tout au moins en ce qui concerne le trafic acheminé dans les soutes des avions passagers (les vols dédiés impliquant bien entendu des dépenses plus élevées).
Longtemps, les spécialistes ont attribué des vertus particulières au fret aérien, estimant que son évolution permettait d’anticiper et de mesurer l’évolution de l’économie mondiale. Aujourd’hui, ce n’est plus vrai, souligne Jacques Delys, directeur du Cabinet ID Aéro. En effet, la concurrence du transport maritime a repris vigueur, s’est nettement améliorée, tandis que s’est confirmée la régionalisation de l’économie. De ce fait, le fret ne joue plus le rôle de baromètre qui fut longtemps le sien.
En revanche, il continue de tenir un rôle majeur dans la bonne tenue du trafic aérien, en même temps qu’il en illustre les forts contrastes. Ainsi, son évolution est actuellement médiocre aux Etats-Unis, marché mature, et nettement meilleure dans d’autres parties monde. L’Europe, à elle seule, assure 22,5 % du trafic fret mondial et, au cours du second semestre de 2013, sa progression a atteint 6 %. En revanche, la demande reste très en-dessous des attentes des compagnies, au point de conduire à un coefficient moyen de chargement d’un peu plus de 46 %, ce qui est beaucoup trop bas. Encore s’agit-il de considérer ce point de repère avec prudence, sinon circonspection : il ne s’applique évidemment pas aux seuls vols dédiés et, dès qu’il s’agit des soutes des vols passagers, le calcul du coefficient de chargement apparaît tout à fait théorique.
Par ailleurs, même dans l’hypothèse où cette embellie se maintiendrait, il est peu probable qu’elle relance les ventes d’avions tout-cargo. En effet, des ateliers spécialisés proposent des adaptations « PtF », passengers to freight, c’est-à-dire la transformation d’appareils disponibles sur le marché de seconde main. C’est d’ailleurs la seconde vie que pourraient connaître nombre d’appareils en surnombre, stockés dans le désert, qui sont actuellement très de 2.000, d’après les calculs d’ID Aéro.
Selon la même source, l’année dernière, 53 avions tout-cargo neufs ont été livrés, principalement des Boeing 777-200F et 747-8F, mais il y a eu plus d’annulations que de commandes nouvelles. La reprise est donc lente et encore mal assurée.
Pierre Sparaco
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