Le Brexit fait peser sur les plus petits aéroports un risque plus grand. © Aéroport de Bézier
Les plus petits aéroports vont devoir pousser les murs pour faire face au renforcement des contrôles frontaliers, mais aussi réussir à faire patienter les passagers. En cas de non accord entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne, les low cost risquent de voir leur marge fondre. Une menace pèse sur de nombreuses lignes.
Le pire n’est jamais sûr. L’Union des aéroports français (UAF) estime néanmoins qu’ « un Brexit sans accord aura des conséquences sur les droits de trafic, sur les contrôles aux frontières et donc sur les modalités de traitement des flux de passagers et de marchandises ». Des investissements seront nécessaires pour faire face à cette nouvelle donne. Mais ce que semble encore plus redouter l’UAF, c’est l’impact du Brexit dur sur la fiscalité du transport aérien.
« En cas de Brexit sans accord, après le 29 mars 2019, les passagers en partance des aéroports français à destination du Royaume-Uni relèveront en effet du tarif « hors UE » pour la Taxe de l’aviation civile (TAC) et la Taxe de solidarité (TS). » L’UAF a fait les comptes : 3,65 € de plus par billet pour la TAC, et 3,38 € pour la TS, soit au total 7,03 €.
Thomas Juin, Président de l’Union des aéroports français et francophones associés. © Gil Roy / Aerobuzz.fr
Ramenées à la marge des compagnies low cost qui, selon Thomas Juin, le président de l’UAF, se situe entre 5 et 7 € par passager, les conséquences peuvent être radicales.
Il redoute les fermetures de lignes sans préavis, dès lors que les transporteurs ne peuvent pas répercuter le différentiel de taxes sur des billets vendus massivement par anticipation, ou ne le souhaitent pas. Quand le prix du billet est un facteur déclenchant de l’achat d’opportunité, une hausse de 7 € peut en effet faire chuter le remplissage des avions.
La ministre des Transports a été alertée lors des Assises. La part du trafic passagers avec le Royaume-Uni représente 15 % du trafic total des aéroports régionaux, mais sur certains aéroports parmi les plus petits, comme Bergerac (moins de 300.000 passagers par an), elle peut dépasser les 80 % voire atteindre la totalité.
Gil Roy
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