Un samedi soir à Fort-de-France… © Béatrice Aubin-Roy / Aerobuzz.fr
Le nombre des passagers aériens transportés cet été en France et les prévisions de trafic pour cet hiver rassurent les compagnies aériennes françaises. Néanmoins, la période est compliquée et les mois à venir vont être cruciaux.
Les clients sont de retour. C’est le constat de la FNAM (Fédération nationale de l’aviation marchande). Les chiffres de l’été 2022 sont bons. Et malgré une hausse sensible du prix des billets d’avion due à une accumulation de surcoûts, les prévisions pour l’hiver 2022-2023 sont rassurantes. « Nous enregistrons une bonne dynamique des ventes depuis la rentrée » affirme Pascal de Izaguirre, le nouveau président de la FNAM. Comme le reconnaît Marc Rochet, président d’Air Caraïbes, les compagnies aériennes françaises ne s’attendaient pas à une telle demande du fait de la remontée des prix des billets. La hausse se situe aux environs de 15% depuis le début 2022 (17% sur les Antilles). Elle pourrait se stabiliser vers les 20%.
Cette inflation est la conséquence directe de l’envolée des prix du pétrole. Quand, en temps normal, le carburant pèse 25% des coûts directs, une hausse de 50% comme celle constatée en 2022, doit forcément être répercutée, au moins partiellement. D’autant que le dollar a également pris 15% et le coûts salariaux entre 4 et 5%.
L’augmentation du prix du billet n’a pas dissuadé les français de prendre l’avion. En août 2022, leur nombre a représenté 87,5% par rapport à 2019, et même 110% pour l’outre-mer. En 2022, le trafic passagers est revenu à 78% (outre-mer : 97%). « Il manque la clientèle affaires », reconnait Alain Battisti, président de Chalair. « Les entreprises ne sont pas au rendez-vous de la rentrée ». Pendant la pandémie elles ont pris des habitudes qu’elles semblent vouloir conserver. Ce sont de nouvelles méthodes de travail (visioconférence), la réduction des frais de déplacement ou encore la politique environnementale (RSE). Certaines semblent également anticiper une récession économique.
Si les compagnies aériennes françaises trouvent des motifs d’encouragement dans les résultats de trafic de l’été écoulé, leur situation financière demeure précaire. Au moment de commencer à rembourser les prêts garantis consentis par l’état au début de la pandémie, elles demandent un échelonnement de leur dette. Elles ne veulent pas prendre le risque de casser la reprise, en répercutant l’augmentation de leurs charges sur les clients.
La FNAM demande à l’Etat de na pas accroître le poids de la fiscalité ; « les compagnies ne sont pas en mesure de les supporter ». La fédération souhaite que les autorités publiques prennent en charge une partie du coût de la sécurité. Une demande récurrente qui jusqu’à présent n’a pas eu la réponse escomptée.
Gil Roy
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